Thilliez, Franck - La chambre des morts

Publié le par Reveline

 

41E1E4SKZDL._SL500_AA300_.jpgThilliez, Franck - La chambre des morts

Plaisir de lecture 51784111 p

Pages 341

Editeur Pocket thriller

Parution juillet 2006

Résumé

 

Imaginez... Vous roulez en pleine nuit avec votre meilleur ami, tous feux éteints. Devant vous, un champ d'éoliennes désert. Soudain le choc, d'une violence inouïe. Un corps gît près de votre véhicule. A ses côtés, un sac de sport. Dedans, deux millions d'euros, à portée de la main. Que feriez-vous? Vigo et Sylvain, eux, ont choisi. L'amitié a parfois le goût du sang: désormais le pire de leur cauchemar a un nom... La Bête.

 

Mon Avis

 

Adepte de Grangé et de Chattam, je ne pouvais que succomber à Thilliez, c'est désormais chose faite, grâce en partie aux bonnes critiques postées sur les blogs de mes copines (Anne en tête)  à l'occasion de l'opération « Découvrons un auteur chez Pimprenelle… » et qui m'ont données follement envie de le découvrir au plus vite.

Après un prologue puissant qui met l'eau à la bouche, le roman se met vite en place et témoigne d'une grande connaissance des techniques médico-légales, des noirs secrets de l'histoire des sciences et de l'art gothique en Europe.

La double intrigue permet d'instaurer différents niveaux de suspense et de naviguer dans les pensées des victimes, des criminels et des policiers. Dès lors le livre devient impossible à lâcher. 

Restituant à merveille l'atmosphère de brume et de grisaille, la précarité économique et l'industrialisation du Nord de la France, ce roman présente des personnages bien construits et crédibles telle que Lucie, l'ambiguë brigadier de police. 

Petit bémol : le style employé est parfois emphatique et de ce fait les dialogues trop démonstratifs ne sonnent pas toujours justes. Toutefois, l'écriture de Thilliez est jolie, bien qu'alourdie par des effets appuyés et redondants, et le monsieur a le sens de la formule (cf. l'extrait).

Les derniers chapitres nimbés  d'un suspense implacable multiplient les rebondissements. Cependant, et c'est dommage, quelques questions restent sans réponses et les analyses psychologiques sont bâclées (notamment celle de la Bête). La fin laisse un sentiment de facilité et d'inachèvement. D'autant que quelques incongruités nuisent à la crédibilité de l'ensemble.

Mais ne boudons pas notre plaisir, La chambre des morts est un très bon thriller, prenant et traumatisant à souhait, qui ne vous ne fera plus regarder les poupées de vos enfants de la même manière !

 

Extrait

 

guillemetL’élégance d’Hercule Poirot sur la carcasse de Clint Eastwood  (p.51). guillemet2

 

L'auteur

 

Né en 1973 à Annecy, Franck Thilliez est ingénieur en nouvelles technologies. Son premier roman Train d'enfer pour ange rouge (La Vie du Rail, " Rail Noir ", 2003) a été nominé au prix Polar SNCF en 2004. Il est également l'auteur de Deuils de miel (La Vie du Rail, " Rail Noir ", 2006) et La Forêt des ombres (Le Passage, 2006). La Chambre des morts (Le Passage, 2005), classé à sa sortie dans la liste des meilleures ventes et salué par la critique, a reçu le prix des lecteurs Quais du Polar 2006. Franck Thilliez vit actuellement dans le Pas-de-Calais.

Publié dans Découvrons un auteur

Commenter cet article

Luna 26/08/2011 09:17



J'ai beaucoup apprécié ce livre : l'histoire est simple, horrible mais très prenante ! J'aime beaucoup la façon qu'à Thilliez de nous la raconter, simplement, sans prise de tête.
Une très bonne découverte, donc !




Reveline 26/08/2011 14:28



J'avoue avoir beaucoup aimé aussi. Je vais continuer à lire cet auteur !



Philippe D 10/06/2011 05:56



Un auteur que je dois découvrir aussi.



Phooka 24/02/2011 15:17



Il est quelquepart dans ma bibli, il faut que je me décide à l'ouvrir!



Reveline 24/02/2011 16:05



Je pense que tu aimeras !



Anne 24/02/2011 14:54



Je n'ai pas lu ce roman encore et je dis bien encore car ton article est tellement bien écrit que j'ai très envie de réparer cet auteur. De plus, l'extrait, que tu as mis, m'a fait sourire mais
dénote bien le décalage que l'auteur souhaite créer dans ses romans. C'est de moi dont il est question au début de l'article, Anne, l'amie blogueuse ? Si oui, j'en rougis de plaisir. 



Reveline 24/02/2011 15:07



Bien sûr c'est de toi dont il s'agit Ton article m'avait donné terrrrriblement envie de découvrir Thilliez et je ne
regrette pas : J'ai beaucoup aimé ! Je vais vite lire les deux autres.