Saintcrow, Lilith - Danny Valentine, Tome 1 : Le baiser du démon

Publié le par Reveline

 

60241379 pSaintcrow, Lilith - Danny Valentine, Tome 1 : Le baiser du démon

Plaisir de lecture la-complainte-09-copie-1

Pages 360

Editeur Orbit

Parution 2010

Résumé


Danny Valentine – tempérament de feu et nerfs d’acier – est nécromancienne. Elle loue ses services au plus offrant et ressuscite les morts comme personne. Pourtant elle se serait bien passée de ce contrat avec Lucifer lui-même. Mais comment refuser, et espérer rester en vie ?

Engagée pour tuer le fugitif Santino, démon de son état, Danny se voit affublée pour garde du corps d’un autre démon en qui elle n’a pas confiance, et de deux médiums.

Cela dit dans cette affaire, ce n’est pas d’amis dont elle a besoin, mais plutôt d’un miracle. Car la dernière fois qu’elle a rencontré l’invincible Santino… elle a failli mourir !

 

Mon Avis

 

Une fois n'est pas coutume, je vais chroniquer ce roman en distribuant des bons et des mauvais points (histoire de dissimuler le fait que je ne sais pas trop quoi écrire sur ce roman que je ne sais si j'ai apprécié ou non en fait).

Danny, la nécromancienne (Dante de son vrai prénom, cela ne s'invente pas) est sarcastique à souhait. J'aime les sarcasmes et l'humour noir. Bon point, Danny ma fille, t'as tout bon pour l'instant. Hélas, elle est aussi pleurnicheuse, pas glop ! Et porteuse d'un lourd passé bien douloureux et d'une enfance traumatisante comme il se doit ... Un petit glop pour faire plaisir et pas passer pour une méchante lectrice sans coeur.

Propulsée sans ménagements dans le monde de Dante dès les premières pages, j'ai apprécie que l'on évite les longs palabres de présentation souvent bien lourds. Bémol, l'histoire est vite rattrapée par les longueurs qu'elle évite au début du livre. Dommage. D'autant que j'ai eu bien du tracas mes ami(e)s à rentrer dans le délire à cause d'un vocabulaire inventé et de la multitude des créatures et de leurs non moins multiples appellations (nécromant, magi, objurateur, chaman,psions...). On s'y perd très vite car ces êtres magiques sont difficilement différenciables.

Autre bon point, l'univers cyberpunk du roman, entre SF et dark fantasy est plutôt bien fichu. Cela est peu courant et donne un peu de cachet à une intrigue déjà-vu (Anita Blake ou Lila Black). Dans ce futur, L'éveil des créatures magiques a décimé le christianisme et vidé les églises. La guerre des 70 jours (et la bombe nucléaire lâchée dans le désert de Vegas) a redistribuées les cartes du pouvoir et redessinées les frontières du monde, laissant émerger de nouveaux pays. On trouve pleins de gadgets cools, engins volants très funs comme les Slicboards qui permettent de surfer sur l'air ou les Datbands des scanneurs portatifs, et moins cools aussi  comme le fusil plasma, et de nouveaux codes sociaux sont en vigueur.

Cette"originalité"contrebalance le conformisme des personnages. Notamment Danny, nécromante mercenaire aux nerfs d'acier, assoiffée de vengeance (Le vilain a tué sa petite amie Sedayeen, Doreen).

Jamphriel, le démon au manteau ailé, qui sent le musc et la cannelle brûlée (on se moque pas, hein ?!) ne devient intéressant que dans les cent dernières pages, avant je le trouve fade. La relation entre les deux est prévisible mais c'est amusant de la voir évoluer.

Ajoutons que les motivations de Santino le méchant charognard sont bien z'horribles et ma foi assez z'originales, ce qui en fait un vilain convaincant. Le diable a lui aussi des motivations troubles et n'a jamais aussi bien porté son nom de Prince des mensonges. Les rencontres entre Danny et Lucifer valent d'ailleurs leur pesant de cacahuètes, entre tension et humour.

Les ami(e)s de Danny ont eux aussi du tempérament. Qu'il s'agisse de Gabe, sa meilleure amie flic, d'Eddie son mec, un Skinlin capable de créér des golems, ou de Jace le chaman, ex de Danny.

Quelques petites touches humoristiques naissent du décalage quasi-permanent entre mode de vie humain et mode de vie démoniaque, ce qui engendre quelques quiproquos sympathiques (bon, on se roule pas de rire non plus !) mais cela allège l'atmosphère un peu glauque.

L'inconvénient majeur du roman c'est que l'intrigue ne démarre qu'au bout de 200 cent pages pas désagréables mais pas transcendantes non plus. Les derniers chapitres très animés et riches en rebondissements sauvent la mise au roman. 

Audacieuse, la fin du livre peut-être considérée comme négative, ici point de happy end, et cela tranche intelligemment avec les habitudes des autres auteurs.

Si la fascination n'est donc pas au rendez-vous pour moi, on passe quand même un bon moment. Ca vaut bien trois étoiles, non ?

 

L'auteure

 

Lilith Saintcrow (c’est son véritable nom !) est née au Nouveau-Mexique. Écrivain du côté obscur – « writer on the dark side », comme elle aime se présenter – à plein-temps, elle vit à Vancouver avec ses enfants, ses chats et tout un assortiment d’animaux errants. Elle est l’auteur best-seller de plusieurs séries fantastiques.

Publié dans Fantasy

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