« Les cadavres n’ont pas froid aux yeux » d’Andrea H. Japp

Publié le par Reveline

couv69275644Editions Marabout, 292 pages,2011
Plaisir de lecture la-complainte-09-copie-1
Quatrième de couv'

Être chercheuse n'est pas de tout repos. Hélène Audibert s'en rend compte lorsqu'elle débarque un matin dans son labo et découvre la tête d'un de ses collègues posée sur son plan de travail. Certes, le défunt, Stéphane Lambin, un odieux cancrelat selon elle, ne fait pas partie des êtres qu'elle regrettera, mais quand même. La chercheuse au caractère explosif en a soupé des cadavres, après avoir été mêlée à une affaire de triple meurtre. L'enquête débute, menée par un inspecteur, Levasseur, tout sauf amène. Il devient d'ailleurs de plus en plus désagréable lorsqu'un deuxième puis un troisième meurtre suivent. D'autant que pas mal d'indices incriminants pointent en direction d'Hélène, qui trouve que le meurtrier charge un peu la mule. Et puis, comment se fait-il que les cadavres, décapités ou poignardés n'ont presque pas saigné ? Aidée de ses cinq amies qui n'ont pas froid aux yeux, dotée d'un sens de la diplomatie d'éléphante adulte, elle fouine de son côté quitte à provoquer de grosses vagues. Les six filles vont de mauvaises en exécrables surprises. Les gens ne sont vraiment pas ce qu'ils semblent être... c'est la conclusion à laquelle parviendra Hélène lorsqu'elle comprendra que le meurtrier est fermement décidé à lui faire la peau !


Mon Avis


Bien dosé, entre chick-lit et thriller, un roman drôle et cocasse au ton vif et impertinent dont on ne voit pas défiler les pages. Hélène et ses copines sont déjantées et hilarantes, bien qu’un soupçon caricaturales, les répliques tordantes. Girly et dans l’air du temps mais aussi plein de suspense, ce roman s’il n’est pas le meilleur Japp, loin s’en faut, est un bon moment à passer.

 

Extrait :


– Vous pourriez faire une suspecte convaincante, releva Levasseur.

– Pourquoi ? Vous ne me soupçonniez pas dès votre arrivée ? Vous êtes du genre à soupçonner un poisson rouge d’être sorti de son bocal pour vous piquer votre quatre-heures !

– Je me demande si vous ne virez pas à l’insolence, suggéra Levasseur en fronçant les sourcils de façon menaçante.

– Ça fait très longtemps que le virage est pris.

Publié dans Chick-Lit

Commenter cet article

Anis 22/05/2011 18:01



En tout cas, le ton a l'air bien déjanté chez les poulettes ! Pourquoi chick-litt ? Qu'est-ce qu'une poulette sinon une fille un peu facile, pas très futée ? Dommage pour le terme.



Reveline 23/05/2011 14:17



Je suis d'accord avec toi sur l'emploi de ce terme péjoratif et blessant envers les femmes. Il faudrait d'urgence que les éditeurs (qui sont souvent des hommes) inventent un autre terme.