« Le livre perdu des sortilèges » de Deborah Harkness

Publié le par Reveline

couv75505778.jpg

Editions Orbit, Publié en 2011 ~ 517 pages

Quatrièmr de couv'

 

Diana Bishop est la dernière d'une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé depuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu'au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : L'Ashmole 782. Elle ignore alors qu'elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous - démons, sorcières et vampires - le convoitent ardemment. Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu'énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. Diana se retrouve très vite au coeur de la tourmente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible. 


Mon Avis la-complainte-09-copie-1


Le livre perdu des sortilèges  fait de louables efforts pour renouveler les mythologies vampiriques, démoniaques et le monde de la sorcellerie en général en les évoquant sous un angle scientifique et en tentant de se démarquer des autres productions du genre par son atmosphère classieuse et raffinée. Le fait que les protagonistes de l’histoire soient des adultes, cultivés et mâtures, ainsi que l’utilisation du milieu universitaire d'Oxford comme ancrage de l’histoire tranchent avec les autres productions fantastiques du moment.


En fait, ce roman contient presque deux livres en un : les 300 premières pages ne sont qu’un ennuyeux succédané de Twilight - la structure familiale, la manière de chasser, de se nourrir, l’histoire d’amour très puritaine et le protectorat excessif de Matthew envers Diana semblent empruntés à Stephenie Meyer - tandis que les 200 dernières pages sont l’amorce d’un bon roman fantastique débordant d’imagination et de bonnes idées. Très prenante, la fin du roman laisse augurer d’un excellent second tome.

 

J’ai trouvé que l’histoire mettait trop de temps à se mettre en route et se perdait dans les détails. Cela manque de rythme, c’est long et ennuyeux. La romance prend trop le pas sur le fantastique qui n’intervient que dans les deux cent dernières pages où la magie opère enfin et où l’action démarre vraiment.

 

Diana est une héroïne un peu trop lisse et Matthew est un vampire agaçant avec son attitude hyper protectrice et son autoritarisme machiste. En revanche, j’ai beaucoup apprécié le personnage de Sarah ainsi que celui d’Emily. L’humour du roman doit beaucoup à ce couple d’enfer ! Les autres personnages sont bien construits et composent une plaisante distribution autour des personnages principaux, ni trop en retrait ni trop exposés.

 

L’atmosphère générale du roman est à la préciosité et cela peut paraître un peu prétentieux. L’écriture de Deborah Harkness est supérieure à ce que l’on s’attend à trouver dans ce genre de livres fantastiques. C’est une agréable surprise.

 

Le bilan est donc mitigé même si globalement j’ai apprécié ma lecture malgré la lenteur qui handicape fortement le roman.

 

challenges Magie & Sorcellerie

fangsaddict2j

Publié dans Fantastique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Anis 04/07/2011 20:03



Tout à fait !



Anis 03/07/2011 21:54



Je pense que la littérature de genre a ses difficultés comme tu l'analyses très bien. LOrsqu'on essaie de sortir des poncifs du genre tout en gardant des références facilement repérables par tout
le monde, on joue sur deux tableaux, un travail d'équilibriste.



Reveline 04/07/2011 13:54



Oui, c'est vrai, tu as raison et c'est dommage car on dirait que l'auteure se force à utiliser des poncifs pour complaire à certains lecteurs, comme pour leur donner ce qu'ils attendent. En ce
moment, j'étudie la littérature fantastique du 19ième et c'est drôle car c'était déjà pareil, les auteurs devaient obéir à un cahier des charges très strict pour ne pas dérouter les lecteurs de
l'époque. Amusant, non ?



DeL 26/06/2011 19:27



Il est dans ma PAL, on verra :)



Reveline 27/06/2011 14:01



Je lirai ton avis avec plaisir