Kellerman, Jesse - Les Visages

Publié le par Reveline

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Pages 480

Editeur Points

Format Poche

Parution octobre 2009

Résumé

 

La plus grande œuvre d’art jamais créée dort dans les cartons d’un appartement miteux. Ethan Muller, un galeriste new-yorkais, décide aussitôt d’exposer ces étranges tableaux, qui mêlent à un décor torturé d’innocents portraits d’enfants. Le succès est immédiat, le monde crie au génie. Mais un policier à la retraite croit reconnaître certains visages : ceux d’enfants victimes de meurtres irrésolus…  

 

Mon Avis

 

De la couverture émane un trouble étrange qui n'est que le prémisse du sentiment qui saisira le lecteur au fil des pages de ce roman trop bavard. Hélas ce trouble premier n'est pas suffisant pour maintenir le lecteur en éveil.

Les digressions sur l'Art, le métier de galériste sont assez ennuyeuses, celles sur les ancêtres d'Ethan, sous forme de flash-back, n'apportent rien de bien folichon à l'histoire. Une histoire qui ne démarre véritablement qu'au chapitre six. Les premiers chapitres sont consacrés à planter les décors, le sujet et les protagonistes. Une entrée en matière mollassonne.

A défaut d'être sympathique, le personnage-narrateur Ethan, fait authentique, ni bon ni mauvais, il est humain et conscient de ses défauts.

Jesse Kellerman a la bonne idée d'instaurer une connivence entre le personnage principal et le lecteur en utilisant le "Je" et en le faisant s'adresser au lecteur plusieurs fois au cours du roman.

Le monde de l'art est décrit sans aucune caricature, nourri d'anecdotes intéressantes sur des artistes ou des peintres comme le fait que Le  Caravage ait tué un homme par exemple.

A cela s'ajoute le sens du détail qui tue de Kellerman qui contribue à crédibiliser l'intrigue et l'ambiance politiquement incorrecte du bouquin.

Il est dommage que Lee disparaisse si rapidement de l'intrigue car il me semblait un personnage pourvu d'une belle densité, plus à mon avis qu'Ethan.

Au final, s'agit-il vraiment d'un thriller ? Je n'en suis pas certaine. Il s'agit davantage pour moi d'un essai sur le métier de galériste qui s'accompagne d'une réflexion sur l'Art doublé d'une chronique familiale. Car pour un thriller (si ce roman en est un) il manque singulièrement de suspense, la fin tombe comme un cheveu sur la soupe et se heurte à l' indifférence du lecteur (enfin là je parle de moi). La résolution de l'égoïne n'a vraiment rien d'exceptionnelle. Aucun effet de surprise n'est ménagé par l'auteur comme si il n'y avait pas de réelle fin mais quelques réponses jetées négligemment en pâture à nos interrogations. Et encore je trouve que certaines pièces du puzzle manquent à l'appel.

Pour être franche, j'ai longtemps hésité entre mettre 2 ou 3 étoiles à ce livre. Inutile de le nier et malgré la plupart des avis de lecteurs, je n'ai pas accroché à ce livre, je me suis même beaucoup ennuyée en le lisant. Je mets finalement 3 étoiles pour le style et l'écriture fluide de Kellerman.

A votre avis qu'est-ce qui va pas chez moi ? Lorsque je lis un bouquin qui a plu à beaucoup de gens (dont les critiques littéraires), je ne l'aime pas ou très peu ! Est-ce le fait d'avoir de trop grandes attentes à chaque fois et donc d'être finalement fatalement déçue ? That is the question

 

L'auteur

 

Jesse Kellerman, né en 1978 à Los Angeles, a étudié la psychologie à Harvard. Il est le fils des écrivains Jonathan et Faye Kellerman. Les Visages, son premier roman, a été élu meilleur thriller de l’année par le Guardian.

Publié dans Thriller

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