Eddings, David - Les chants de la Belgariade

Publié le par Reveline

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Eddings, David - Les chants de la Belgariade, Tomes 1 à 5

Plaisir de lecture

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Et les dieux créèrent l'homme, et chaque dieu choisit son peuple. Ah ! Que le monde était jeune, que les mystères étaient limpides ! Mais Torak, le dieu jaloux, vola l'Orbe d'Aldur, le joyau vivant façonné par l'aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon fut châtié ; à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit, il dort toujours d'un long sommeil hanté par la souffrance.      
Le fleuve des siècles a passé sur les royaumes du Ponant. Les livres des présages ne parlent plus qu'aux initiés, mais ils sont formels : Torak va s'éveiller. Et justement l'Orbe disparaît pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses.
Belgarath le sorcier parviendra-t-il à conjurer le sort ? Dans cette partie d'échecs cosmique, il a réussi à préserver une pièce maîtresse : le dernier descendant des Gardiens de l'Orbe, désigné par les présages, mais qui n'est encore qu'un petit garçon jeté sur les routes par une venteuse nuit d'automne. Un simple pion, et si vulnérable...    

 

Eddings, David – Les chants de la Belgariade  : Le pion blanc des présages 

Eddings, David – Les chants de la Belgariade  : La reine des sortilèges
Eddings, David - Les chants de la Belgariade : Le gambit du magicien 

Eddings, David - Les chants de la Belgariade : La tour des maléfices 

Eddings, David - Les chants de la Belgariade : La fin de partie de l'enchanteur

 

 

 

Mon avis 


Le cycle majeur de la Fantasy selon certains. Loin du chef-d’œuvre annoncé, j’ai trouvé un bon et honnête divertissement à la mise en place laborieuse. Qu’il s’agisse de l’intrigue ou des personnages comme dans la plupart des saga de Fantasy.

Le premier tome est un peu plat et ennuyeux (beaucoup de bavardage et peu d’action) mais le cycle mèrite que l’on s’accroche car ensuite le cycle prend son essor. D’ailleurs c’est récurrent, le début de chaque tome est ennuyeux (à part peut-être le cinquième qui débute dans le vif de l’action). Les héros chevauchent d’un endroit à l’autre sous le joug d’une prophétie sans âge, pendant des pages et des pages, campent, font du feu et se restaurent à longueur de roman, boivent trop, bavardent beaucoup à chaque rencontre (qui sont nombreuses), élaborent des plans ou se battent la plupart du temps.

Dans chaque segment, l’action ne commence qu’au milieu du tome. En revanche, chaque épilogue (disons même les dix derniers chapitres) ménage une chute qui donne envie de lire la suite.

Beaucoup de descriptions de paysages alourdissent le texte dans une tentative d’imitation de Tolkien.

Les personnages sont attachants, possédant chacun une personnalité distincte et des traits de caractère fort appuyés.

Même si les personnages sont un peu nombreux. On se perd un peu dans les différents peuples, rois, reine et dieux. Ce que j’ai aimé est le fait que chaque peuple possède ses caractéristiques et ses croyances.

Un peu trop de politique et de stratégies militaires embrouillent le récit d’une intrigue somme toute classique en Fantasy ; quête formatrice et récit initiatique. L’intrigue est certes un peu prévisible et l’on devine pas mal de choses dés le début du premier tome.

Nous voyons grandir Garion, le jeune héros de la saga, évoluer ses pouvoirs, un peu comme un petit frère. J’ai aimé m’attacher à lui (ainsi qu’à l’ensemble des personnages). Nous assistons à ses joies, ses peines, partageons ses frustrations et ses doutes. On s’identifie facilement à lui.

L’humour est presque un personnage à part entière ici. Un humour souvent grivois et basé sous la ceinture.

Des dieux, de la magie, de la sorcellerie, des créatures (pas toujours sympatoches), des dryades, des devins, des hommes de boue, des prêtres maléfiques, une reine-serpent, des spectres, une secte, un homme-ours et un autre qui communique avec les chevaux, des combats épiques et palpitants… sont au rendez-vous de ces cinq tomes tout de même divertissants.

La fin du cycle est plutôt réussie même si tout semble se terminer un peu trop vite et un peu trop bien.

Au final une agréable épopér qui tient en haleine sur cinq tomes malgré quelques lacunes narratives, notamment des longueurs et un style pas toujours très heureux.

J’ai aimé ce cycle plus que ma critique ne le laisse croire cependant.

A lire pour tout fan de Fantasy qui se respecte.

   

Biographie de l'auteur

   

David Eddings est né en 1931 à Spokane, Washington, dans ce grand Nord-Ouest des Etats-Unis où le destin le ramènera souvent. Études au Junior College d'Everett (1950-1952) puis au Reed College (1952-1954). Service militaire en Allemagne (1954-1956). Passe le M.A. (1957-1961) et s'inscrit en Ph.D. de littérature à l'université du Washington à Seattle. Judith Leigh Schall est née en 1937 ; elle a passé son enfance dans un village près de Pittsburgh avant de rejoindre l'armée de l'air. Puis elle rencontre David Eddings à Tacoma et l'épouse en 1962 après un été aventureux qu'il racontera dans High Hunt, son premier roman (1973). Dans l'immédiat, il trouve du travail chez Boeing, qui l'envoie dans le Dakota pour s'occuper de missiles, puis à La Nouvelle-Orléans pour s'occuper de la fusée Saturne. Mais Leigh, asthmatique, ne supporte pas le climat et le couple retourne dans le Dakota, où David devient professeur de collège, puis à Denver, où il est engagé par Safeway (une chaîne de supermarchés) tandis que Leigh trouve du travail dans un motel. Le magasin, en 1974, est le théâtre d'un hold-up tragique ; il en tire The Losers (1992), un thriller sur le mal et la violence, qui se passe à Spokane, lieu de sa naissance, où il s'est replié après la fusillade. Mais ce n'est pas sa vocation d'écrire des romans " sérieux ", même sur l'ennui dans les villes moyennes ; il relit Tolkien, reprend ses notes de cours sur la littérature médiévale et construit un univers complet. A partir de 1982, il rencontre le très grand public avec La Belgariade et sa suite : La Mallorée ; son écriture moderne, la clarté de la narration malgré la multiplication des personnages, la vie de ses dialogues, son humour léger, sont sans égal dans la fantasy d'aujourd'hui. En 1995, il reconnaît Leigh comme coauteur de ses romans : c'est à elle qu'on doit les décors concrets, les personnages féminins, les chutes incisives.


 

Publié dans Fantasy

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