Partager l'article ! Brontë, Emily - Les Hauts de Hurle-Vent: Lu dans le cadre du challenge " Littérature au féminin 2010/2011" organisé par Anis ...
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coeur
[Partenariat] « La rédemption du Marchand de sable » de Tom Piccirilli
[Partenariat] « En scène, les audacieuses ! » de Tonie Behar
[Partenariat] « Whit Mosley, 2, Entre les morts » de Jeff Abbott
[Partenariat] « Wam » de Slimane Kader
[Partenariat] « Le Pacte des immortels, 1 » d’Eric Nylund
[Partenariat] « L'Entier et la Rose, tome 1 : La splendeur du ciel » de Kay Kenyon
[Partenariat] « Les Royaumes Oubliés, La Séquence de Shandril,1 : Magefeu » de Ed Greenwood
[Partenariat] « La Muse égarée » de Brian Stableford
[Partenariat] « La Disparition soudaine des ouvrières » de Serge Quadruppani
[Partenariat] « Ombre Blanche suivi de La Mer inconnue »
de Clemence Housman
Lu dans le cadre du challenge " Littérature au féminin 2010/2011" organisé par Anis
et pour le challenge "God save the livres" d'Antoni
Brontë, Emily - Les Hauts de Hurle-Vent
Plaisir de lecture
Pages 396
Editeur Ed. du Fallois
Parution 2000
Résumé
Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l'ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique. Il s'approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage. La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu'au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste.
Ce roman anglais, le plus célèbre du XIXe siècle à nos jours, a été écrit par une jeune fille qui vivait avec ses soeurs au milieu
des landes de bruyère. Elle ne connut jamais cette passion violente ni cette haine destructrice. Elle imagina tout, même le fantôme de la femme aimée revenant tourmenter l'orgueilleux qui l'a
tuée.
Mon Avis
Une noirceur impressionnante se dégage des pages de ce chef-d'oeuvre intemporel de la littérature anglaise du XIXéme siècle. L'ouvrage ne fait pas dans la demi-mesure, soit il ennuie, soit il fascine. Certains diront que ce roman doit être lu à l'adolescence pour fasciner, ce n'est pas vrai. Je ne suis plus une adolescente depuis longtemps et pourtant ce livre m'a emporté.
L'atmosphère victorienne et la vie rurale anglaise du XIXième y sont somptueusement restituées par une écriture soignée, belle et ample qui nous fait cheminer sur des landes désertes, déambuler dans de grandes demeures sombres où l'on arrange les mariages et rumine les vengeances. La folie, la violence sont presque des personnages à part entière dans ce roman où il est quasiment impossible de ressentir un quelconque attachement pour les personnages, d'une complexité et d'une densité psychologique proprement phénoménales, que cette folie guette pour les emporter. La maladie n'émeut pas, la dépression non plus, la passion n'élève pas, elle rabaisse, même les plus beaux sentiments s'avilissent, tous les élans du coeur et de l'âme y sont corrompus.
L'astucieuse double narration Loockwood/Mrs Dean alterne efficacement les points de vue et les ressentis de chacun ce qui donne
encore plus d'épaisseur au récit en favorisant les sauts temporels car si l'histoire se déroule de 1801 à 1802, nous assistons grâce à Mrs Dean à l'arrivée d'Heathcliff, 40 ans plus
tôt.
Certes, cette histoire manque désespérément de chaleur et peut être déprimante, certes certains passages descriptifs (fort nombreux) sont longuets et ennuyeux, certes le rythme est lent (à mon sens le terme "envoûtant" conviendrait mieux pour le qualifier) mais c'est parce que l'histoire ne s'offre pas au lecteur, il faut l'aller chercher aux tréfonds des personnages autant qu'à l'intérieur de soi puisque les violents sentiments qui animent ce classique, passion, haine, vengeance bouillonnent à l'intérieur de chacun de nous et c'est là la grande force de ce roman et le grand talent d'Emily Brontë, de nous mettre face à nous-mêmes, face à ceux et celles que peut-être nous aurions pu devenir un jour en de semblables circonstances. Les Hauts de Hurle-Vent parle tout simplement de l'inhumaine humanité qui est parfois la nôtre et n'est-ce pas ceci qui est le plus dérangeant ici ?
L'auteure
Fille d'un pasteur anglican, Emily Brontë passe sa jeunesse au presbytère avec son frère et ses deux soeurs, Anne et Charlotte. Tous les quatre, élevés par un père très cultivé mais asocial, font très tôt preuve d'une imagination hors du commun. Les trois soeurs publient ensemble un recueil de poèmes, avant d'écrire chacune des romans. On doit à Emily 'Les Hauts du Hurlevent', unanimement considéré comme un chef-d' oeuvre. Cette histoire d'amour impossible entre un fils adoptif et sa 'soeur' est le fruit d'un esprit aussi brillant que mystique. Le seul roman d'Emily, qui mourut de la tuberculose un an après sa publication, reste aujourd'hui un des plus lus.
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